16.5.12

Pacte Permanent d'un membre Associé : “C'est en donnant que nous recevons.”

Dans la Prière de saint François, nous entendons ces mots : “C'est en donnant que nous recevons.” Et c’est cela qui a été réellement vécu par certaines Soeurs et par les familles et les amis qui ont eu le privilège d’assister à la cérémonie du Pacte Permanent d’un membre Associé de notre Congrégation.

Nous avons rencontré pour la première fois Tori, une jeune infirmière, dans un hôpital que nous parrainons. À cette époque-là, nous recrutions des infirmières pour soutenir notre mission au Sénégal qui essayait de faire de son mieux pour satisfaire les besoins sanitaires de base de certaines régions rurales. Il ne s’agissait pas d’une tâche facile ! Être dans notre mission au Sénégal signifiait vivre très simplement, apprendre à mieux comprendre la culture locale et acquérir une certaine compétence linguistique en français. Malgré tout cela, Tori se porta volontaire et consacra une année de sa jeune vie à la cause.

Maintenant, faites avancer l'horloge du temps de plusieurs années… Tori est aujourd'hui une femme, une mère qui cherche à faire face à la maladie de Lou Gehrig (sclérose latérale amyotrophique). En dépit du diagnostic, Tori continue à pétiller d’amour à l’égard de tous ceux qui la rencontrent. Dans la paroi de sa chambre on trouve une petite carte qui semble révéler son secret : “Tout est possible”. Et c’est cela qu’elle vit chaque nouveau jour. Lorsqu’elle a fait son Pacte de vie devant nous et les gens qu’elle a connus comme infirmière, paroissienne et voisine, tout le monde s’est posé cette question : quelle est la bénédiction qui se trouve devant nous en ce moment ? 








19.4.12

Comment suis-je un instrument de guérison dans le monde d’aujourd’hui ?

 Je pourrai répondre : «  A travers l’écoute et l’accompagnement ». C’est le service que je essaie de rendre en particulier aux jeunes, soit les filles avec les quelles je vis et que j’accompagne à la découverte de leur projet de vie, soit avec les jeunes que je rencontre en paroisse où ailleurs. Les écouter c’est entrer dans des histoires souvent blessées, c’est les aider à assumer leur faiblesses mais aussi reconnaitre leurs potentialités et ressources, pour en faire un point de force et d’espoir. Certaines fois il s’agit simplement de réveiller en eux la conscience d’être aimé par Dieu et d’être capable à leur tour d’aimer, de les encourager après un échec, de les écouter sans jugement quand ont le courage d’avouer leurs erreurs, pour les porter aux bras miséricordieux de Dieu.
Sr Marvi Delrivo

29.2.12

D’AGRÉABLES REVERIES
[Soeur Miriam Pleiman, SFP, est la Directrice de la Maison de Tamar de Cincinnati, Ohio, et l'ancienne Directrice de la Inniss Franciscan House de Brooklyn, New York.]

À Noël, j'ai mis dans mes lettres de voeux une copie du récent article du Catholic Telegraph sur la Maison de Tamar. La Maison de Tamar offre du réconfort, des services et de l’assistance à certaines des femmes les plus marginalisées de Cincinnati. Ce refuge fournit aux femmes du café, des collations et un endroit sûr où pouvoir se reposer. Il les dirige aussi vers d’autres agences -- si elles le désirent.

Par la suite, j’ai été particulièrement touchée par les différentes donations que j'ai reçues. Probablement, la donation la plus considérable a été celle d'un ancien membre du Conseil d’administration de la Inniss Franciscan House.  IFH était une résidence de transition pour des sans-abri de sexe masculin qui se remettaient de certaines formes de dépendance ou de toxicomanie. Cette résidence a aidé beaucoup d'hommes à quitter la vie de la rue, à se libérer de leur toxicomanie et à réintégrer la société.

Cependant, la donation la plus touchante a été sans doute celle qui a été envoyée par un ancien résident qui s’appelle Conrad. Pendant qu’il était à la Inniss House, Conrad est allé à l’école de Greenwich Village pour obtenir un certificat en enregistrements musicaux. Malheureusement, par la suite Conrad a fait deux rechutes et il a été dirigé vers le Veterans drug and alcohol rehabilitation program [un programme de réinsertion pour toxicomanes et alcooliques] de Brooklyn. En ce lieu, il s’est sérieusement occupé de sa maladie et grâce aux médicaments qui lui ont été prescrits pour sa dépression, il a réussi à prendre en main sa vie. Ensuite, pendant qu’il travaillait dans une compagnie de télémarketing, il a rencontré sa future femme, Olio.

Olio, une Roumaine, habitait dans une grande maison de Manhattan qu'elle avait héritée de ses parents. Elle était fatiguée de louer des chambres, et Conrad l’a aidée à libérer la maison des locataires, à la nettoyer et la vendre. Ensuite, il a déménagé avec Olio à Bethléem en Pennsylvanie. Je les ai visités plusieurs fois depuis qu’ils y sont établis. En Pennsylvanie, il travailla pour quelque temps dans la section des donations de Goodwill, jusqu'à ce que ses genoux cèdent à cause de ses vieilles blessures de guerre. Par la suite, l’État lui octroya finalement une allocation d'invalidité complète, ce qui lui permit de trouver le temps pour construire un studio de musique dans le garage de leur maison. Maintenant, il est heureux de travailler dans le domaine des médias, de sa récupération et de son mariage… mais il y a davantage !      
En plus de sa donation de cinquante dollars, Conrad a mis dans sa lettre de voeux de Noël de cette année des photos de son enfant de 5 ans -- et de sa grande fille, laquelle habite en Allemagne où il a servi dans l'armée. Durant toutes ces années, Il avait perdu tout contact avec elle, mais il a miraculeusement été capable de la retrouver grâce à l'internet ! Ensuite, elle l'a surpris en le visitant pour les festivités de Noël !

Soeur Grace Miriam Pleiman, SFP

17.5.11

UNE JOURNÉE DIFFÉRENTE

Je suis bénévole à la prison pour femmes de Rebibbia (Rome). Chaque mois, j'écoute de 190 à 230 détenues. Plusieurs d'elles sont des étrangères, certaines viennent chez moi seulement pour avoir du matériel pour écrire à leurs familles, des timbres et quelque cigarette.
En ce moment, j'écoute une jeune diplômée universitaire d’origine albanaise. Après quatre mois de mariage, elle a découvert que son mari était un trafiquant de drogue. Elle a ensuite été arrêtée avec lui et devra rester en prison jusqu'à la date de son procès. Elle est une femme délicate, respectueuse et gentille qui se distingue des autres détenues. Entre nous est né un rapport de communion profonde, et elle me remercie toujours pour les moments de paix et de joie que nous vivons ensemble. Maintenant, je vous transcris une lettre d'une détenue qui après 26 ans de réclusion a eu une journée spéciale de liberté.
Chère Soeur Viera, te dire merci est vraiment peu de chose ; j'ai passé une journée à l’extérieur de la prison en ta compagnie. Il a été beau de passer un jour différent des journées ordinaires passées en prison. Comment est-ce que j'ai vécu cette journée ? J'étais curieuse, curieuse de connaître tout ce que je voyais. Le fait de parler et de m’entretenir avec des gens différents m'a fait comprendre que je ne connais pas beaucoup de choses. La vie à l’extérieur de la prison est différente, je devrai apprendre beaucoup de choses. Je t'assure que j'étais effrayée et confuse, mais aussi heureuse. Je devrai assumer mes responsabilités envers la société et envers les gens qui m’accompagnent. Je veux “croître”, mûrir mentalement et faire face à la vie, mais j'ai foi en Dieu et confiance dans les personnes qui sont en train de m'aider. Hier a été une journée “étrange”, il n'arrêtait pas de pleuvoir ; c’était comme si la pluie qui tombait voulait nettoyer mes péchés ; par moments, j'avais peur, mais en te regardant je me rassurais. Toi, Soeur Viera, tu étais là, près de moi, comme un ange envoyé par Dieu. Tu es une personne exceptionnelle et j'espère de ne pas te décevoir ! En pensant à la journée d'hier, il me vient à l'esprit que durant mon enfance mon père ne m'a jamais accompagné à l'école. En outre, je ne me souviens d’aucun anniversaire fêté en famille. Toi, chère Viera, dans une journée, tu m’as redonné confiance en moi-même. Comme tu sais, je ne suis plus une jeune fille, j'ai cinquante ans, dont plus de la moitié vécus en prison. Je devrai “marcher” toute seule, peut-être en commençant avec un bon travail honnête ! Je veux conclure cette lettre avec un grand merci pour ta Générosité et pour la grande humanité que tu donnes à des gens comme moi, des gens qui ont eu une vie non facile. Merci, Soeur Viera, je t'aime”.
Je remercie Dieu pour la capacité, l'énergie et l'amour qu'il me donne lorsque je reste à côté des détenues, car c’est le même amour miséricordieux que Dieu a eu et a pour moi. Le fait de générer de la compassion et de l’espoir à l'intérieur des murs de la prison fait en sorte que les détenues vivent avec plus de sérénité leurs jours, leurs mois et leurs années d’existence carcérale !
Soeur Viera Farinelli, SFP



Partagez votre histoire… Cliquez sur Commentaires pour nous faire connaître votre histoire ou vos commentaires



19.4.11

Une présence de guérison

J'ai toujours su que la présence d’une seule SFP pouvait améliorer la vie des gens autour d'elle… et cette conviction a été confirmée encore une fois par l'impact que l’action des Soeurs Rita Donnelly et Frances Delaney a eu sur les vies des autres résidents de la maison de retraite de Brighton Gardens, New Jersey. Les deux Soeurs sont très actives et ont des vies très remplies. En effet, elles assistent aux liturgies quotidiennes, chantent dans la chorale, participent aux activités de la paroisse et aux compagnes de financement, critiquent les homélies au séminaire archidiocésain et deviennent la voix des sans voix au Brighton Gardens. Dans cette dernière structure, leurs contributions ont une valeur inestimable pour les autres résidents. Par exemple, dans les dernières semaines elles ont : 1) demandé au prêtre qui célèbre la messe mensuelle de confesser les personnes qui le désirent avant chaque messe ; 2) demandé à l'administrateur de la structure que le diététicien rencontre les résidents plus fréquemment de façon qu’il puisse opportunément évaluer leurs besoins diététiques ; 3) récité avec les autres résidents le rosaire plusieurs fois par semaine.

Le directeur des programmes récréatifs du Brighton Gardens a dit ce qui suit sur Soeur Rita : “ Soeur Rita défend les intérêts de chaque résident quelle que soit sa religion. Elle les considère une partie de “sa famille vivante” et s’occupe dévouement de chacun d’eux”. Comme vous pouvez bien l’imaginer, la structure, pour une raison ou une autre, transporte fréquemment des résidents à l'hôpital. Tout à fait naturellement, les autres résidents se préoccupent et veulent savoir ce qui est arrivé à la personne hospitalisée. Cependant, personne ne leur dit quoi que ce soi à cause des règlements sur la protection des renseignements personnels.

Ainsi, ils se préoccupent et s'inquiètent jusqu'au moment où la personne concernée décède ou revient à Brighton Gardens et les informe de ce qui s'est passé. Si quelqu'un décède, certains résidents vont à la maison funéraire pour un dernier hommage, mais la plupart des résidents ne peuvent pas s’y rendre… et restent chagrinés de ne pas avoir pu lui dire adieu. Par conséquent, Soeur Rita a suggéré qu'il y ait un service commémoratif à Brighton Gardens pour chaque résident qui décède. La cérémonie consiste dans la lecture de certains extraits des Saintes Écritures et dans un service de prière au cours duquel les résidents peuvent se souvenir de leurs amis et en commémorer le décès. Les familles des personnes décédées sont invitées à l’événement, et l’on donne une rose à chaque membre de la famille. Cette cérémonie signifie beaucoup pour les résidents – et leurs familles.

J'ai remercié le directeur du Brighton Gardens de nous avoir raconté cette histoire et d’avoir suivi la suggestion de Soeur Rita. Il s’agit de l’aboutissement et de la guérison de chacun…

Dans la bienheureuse Françoise,

Votre Soeur Anita McArdle



Partagez votre histoire… Cliquez sur Commentaires pour nous faire connaître votre histoire ou vos commentaires